Vannes

Vannes la cité des vénétes

Née il y a plus de 2000 ans au fond d’une ria, Vannes doit aux Romains les bases de la ville fortifiée du Moyen Age. A la fin du XIVe siècle, la ville devient une des résidences favorites des ducs de Bretagne. L’extension de l’enceinte vers le port double la superficie de la ville close.

Intra-muros, de nombreuses maisons à pans de bois ponctuent les rues étroites qui entourent la cathédrale, reconstruite à partir du XVe siècle. Cette « ville de bois » se complète d’une « ville de pierre » à l’époque classique. Le commerce maritime est alors à son apogée ; le port est aménagé de nouveaux quais.

maisons à pans de bois

Vannes devient préfecture du Morbihan en 1791. Mais l’activité maritime s’effondre au XIXe siècle. A partir des années 1860/1870, la préfecture du Morbihan se dote de nouveaux bâtiments publics et connaît un regain d’activité avec le chemin de fer et l’installation de deux régiments.

Des Romains à l’Hermine

Son premier nom est Darioritum, puis Venetis au début du Ve siècle. Ce nom issu des Vénètes, Gaulois battus par César en 56 avant JC, est remis à l’honneur à l’époque de la chute de l’empire romain. Longtemps il restera écrit Vennes, prononcé « djuened » et écrit Gwened en breton.
 
Dès le Ve siècle, Vannes est le siège d’un évêché. Aux XIIe – XIIIe siècles, l’ouverture de chantiers témoigne du renouveau urbain : reconstruction de la cathédrale, édification de la cohue, entretien des remparts. À la fin du Moyen Age, Vannes devient une des principales villes de Bretagne. Le duc Jean IV (1365-1399) décide d’y faire construire le château de l’Hermine et d’agrandir l’enceinte urbaine qui passe de cinq à dix hectares. La ville s’étend vers le quartier du port alors en pleine activité.
 
Au XVIIe siècle, de nombreux couvents s’installent dans la périphérie immédiate de la cité. Entre 1675 et 1689, l’exil du parlement de Bretagne, obligé de quitter Rennes pour Vannes, donne l’impulsion à de nouvelles constructions. Un système d’adduction d’eau potable et l’aménagement de promenades plantées d’arbres contribuent à son embellissement.
Au XVIIIe siècle, le problème majeur demeure l’envasement du port qui oblige la construction d’une écluse de chasse et l’aménagement de nouveaux quais.

L’arrivée du chemin de fer en 1862 puis, après 1870, l’installation de deux régiments d’artillerie offrent un regain d’activité à la ville. Petites industries et lotissements s’étendent à proximité de la gare, puis aux quartiers ouest qui deviennent résidentiels.

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale s’amorce une forte croissance. Mais Vannes a su préserver son cœur ancien grâce au plan de sauvegarde et de mise en valeur approuvé en 1982.

La ville au fil des siècles
Lieu de résidence favori des ducs de Bretagne à la fin du Moyen Age,

Un centre religieux important
.

Au cœur de la ville close la cathédrale Saint-Pierre, reconstruite à partir du XIe siècle, domine le paysage urbain. Le premier évêque connu de la ville, saint Patern, donne son nom à une autre paroisse ancienne de la ville. Au Moyen Age, l’église saint-Patern est une étape du pèlerinage du Tro Breiz (tour de Bretagne). En 1418-1419, la venue et la mort à Vannes du dominicain espagnol Vincent Ferrier engendrent de nouvelles dévotions. Il est le patron de la ville. Avec la Contre-Réforme, les couvents se multiplient dans la périphérie urbaine : Carmes déchaux, Ursulines, Capucins prennent place dans le quartier du port ; les Jésuites et les Dominicains s’installent respectivement au nord et à l’est de la ville.
 
Vannes fleuron du duché de Bretagne
. À l’issue d’un conflit dynastique qui ravage la Bretagne dans la deuxième moitié du XIVe siècle, les ducs de la famille de Montfort choisissent Vannes comme lieu de résidence. Au XVe siècle, on y trouve la Chambre des Comptes et les États s’y réunissent régulièrement. En 1485, le duc François II crée à Vannes le premier parlement de Bretagne. Les séances se tiennent à Château Gaillard.

La ville au fil des siècles

Le rattachement à la France

En 1488, l’armée du duc François II est battue par les troupes françaises, à Saint-Aubin-du-Cormier, près de Rennes. Les mariages successifs de sa fille, la duchesse Anne, avec les rois de France Charles VIII puis Louis XII, ont tenté de mettre fin à l’indépendance de la Bretagne. Mais c’est à Vannes, en août 1532, que le roi François Ier rencontre les parlementaires bretons, pour décider d’un traité d’Union Perpétuelle, qui sera ratifié quelques mois plus tard au château de Plessis-Macé en Anjou.

Une vocation administrative et touristique. 
Vannes demeure, de part ses origines, le centre administratif du département du Morbihan. Depuis quelques années, plusieurs établissements universitaires y sont délocalisés. Mais tourisme et culture prennent davantage d’ampleur. Déjà, au début du XXe siècle, des bateaux à vapeur affrétés au départ de Vannes proposaient aux touristes des excursions sur le golfe du Morbihan, avec escales dans les îles. Plus tard, au lendemain de la dernière guerre, en aménageant les jardins optiques devant les remparts, le maire de Vannes, Francis Decker, avait compris que ce patrimoine était un atout pour le développement futur de la cité.

L’auditorium des Carmes

Fondé en 1627 par Jean Morin, seigneur du Bois-de-Tréhan et président du présidial de Vannes, l’édification du couvent, où devaient s’installer l’ordre des Carmes déchaussés, commence après la construction de la chapelle. La première pierre est posée en 1629 par le prince de Condé, Henry de Bourbon et les travaux sont achevés vraisemblablement en 1666.

L’auditorium des Carmes

Les bâtiments, contrairement à aujourd’hui s’organisaient autour d’un cloître à quatre galeries sous arcades en plein-cintre dont l’une est adossée à la chapelle, au nord.

En 1791 les Carmes déchaussés de Vannes sont expulsés et leurs biens confisqués. En 1802 l’évêque concordataire monseigneur Du Panceront se fait accorder l’ensemble. L’évêché occupe les lieux jusqu’à la Séparation de l’Eglise et de l’Etat période pendant laquelle l’aile nord du cloître est surélevée et les baies de la nef condamnées.

La ville reprend ensuite le couvent et y loge tour à tour le musée des Beaux Arts, un cours d’enseignement général et l’école de musique. Les jardins du couvent ont en partie été aménagés en Parc des Sports.

Le conservatoire à rayonnement départemental occupe aujourd’hui tous les espaces. La chapelle abrite depuis 2003 un auditorium de 250 places offrant aux élèves de s’y produire et aux vannetais un lieu dédié à la musique classique.

Musicales du Golfe
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